jeudi, janvier 04, 2007

Parce que vous, les veaux , me valez bien autant que je vous vaux !

Bonne à nier!!!......ou pas.



Shere Khan analyse les voeux de Mme Royal :


Le décor:

L’appartement, d’abord. Le sien sans doute, ou celui de leur société immobilière. Dans le 7ème sans doute ; on pouvait croiser Mme royal rue du Bac à l’époque, après quelques emplettes au Bon Marché. Un appartement blanc, immaculé. Comme les tailleurs de Mme Royal.

Un appartement bourgeois, parisien, hausmannien, des frises discrètes de bon goût, le charme discret de la bourgeoisie. Mr Royal n’aime pas les riches, alors n’en faisons pas trop. Mettons-nous dans un coin, invisible. Intimité. Humilité. Pas de commode Louis XV, pas de tableaux de maîtres, pas de signes ostentatoires d’établissement. Rien ne laisse deviner véritablement son intérieur, qui elle est véritablement, dans ce coin.

Un espace minimaliste. Un fauteuil. Une lampe. Un starck, et la Bourgie Lamp Kartell. Le choix de la modernité, le mouvement-assis, un design convenu, pas de symbole rétro-bourgeois. Le fauteuil est blanc, évidemment, et la lampe, trans-pa-rente. Modestie classe, modernité, transparence, clarté.

Des guirlandes, probablement achetées au Conran Shop voisin, éveille le regard. Festif. Bah oui, c’est noël. Pas trop quand même, on n’est pas chez Dédé, pas de sapin, pas de santons, pas de petit Jésus, pas de grosses boules vulgaires, et de déco approximative. Tout est maîtrisé, minimaliste.


Le style:

Une veste de matriochka , pour le côté hiver, le froid imaginaire, il faut situer le discours : ah oui, c’est en hiver. Fait froid, l’hiver. Un col-cheminée tout simple, à bord côte, un peu mémé, mais assumé. Rose. Pas rouge, on n’est pas coco ici, attention.
Pas de boucles d’oreilles, pas de bijoux. Ségolène fait simple. Humilité, simplicité. Naturelle. Une coiffure très détendue, très décontractée. Maquillage discret, invisible. Vous voyez, là, je sors presque de mon lit. Je viens de faire déjeuner les petits, pas le temps de peaufiner tout cela, j’enchaîne direct sur mes vœux de présidentiable, ouh là là. Grande folle.


Le film :

Entrée : flou artistique. On découvre Ségolène dans un plan large, devant le décor, minimaliste. Puis rapidement, plan resserré, intime, où l’on découvre Ségolène sans fard, sans artifice. Elle a le front qui brille, quelques rougeurs de fermière bien sympathiques, des cernes légères –le travail !- ,elle nous apparaît tellement naturelle. Plan large, court, à nouveau. La caméra tremble. C’est artisanal, tout cela est improvisé, on vous le dit. Plan resserré, plan large, plan court, temps maîtrisé, flou sympathique, gestion du tempo. Dy-na-mique. Tout est question de maîtrise du temps, tout est question de tempo nous enseignait le grand Serge Daney. On a bien tout compris dans l’équipe.

On voit les installations, un moment. On devine la caméra. Des hésitations. Une gaucherie calculée. Vous imaginez Giscard ou Mitterrand faire un truc pareil ? On est jeune, dynamique, pas de fard, pas de dissimulation, pas d’artifice, je vous montre tout, je vous montre l’envers de décors, nous n’avons pas de secret, ayez confiance. Le comble de la manipulation. Nouveauté, audace, énergie, mouvement, confiance.

La conclusion : souriante. Large sourire, terriblement sincère, un rien espiègle. Je souris partout.


Le discours :

Vœux classiques, pour vous, pour vos proches, du bonheur etc… Puis rappel sur l’échéance fatale, quatre mois, quatre mois pour se « mettre en mouvement » -pour se « préparer au changement profond » : le changement, c’est moi ! « je dois être à la hauteur de cette échéance ». Il faut tout faire pour que les débats de fond soit dans « la continuité de ce qui été fait sur internet ». Ce que je maîtrise. Sans interlocuteur véritable. Je suis la parole.

Merci aux internautes, acteur de cette démocratie participative virtuelle- entre convaincus-, merci aux internautes si « intelligents » : « Je veux construire le projet présidentiel avec vous ». Je suis vous. « Je veux une nouvelle république qui soit au service des citoyens ». Cela n’est pas le cas aujourd’hui, voyez-vous. Construite avec « les gens », et « avec la vie telle qu’elle est » ( !). Je suis comme vous. Je suis normale. Vous le voyez bien. Je fais tout pour que cela se voit, tellement. J’ai confiance en vous, vous êtes tellement intelligents, vous avez envie que cela change, vous voulez que cela bouge , vous voulez l’avenir, la modernité. Tout ça , c’est moi. Bonsoir.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

C'est ridicule, cette mise en scène avec le côté pseudo amateur pour faire "proche des gens". Alors là, elle prend les bloggeurs pour des débiles mentaux, c'est pas possible. Ceci dit, c'est peut être une bonne chose : A force de trop en faire...

janvier 05, 2007  

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