Renaissance religieuse
Jean Renaud, directeur de la rédaction de la revue québécoise « Egards », était hier soir sur le forum catholique. Voici la magnifique réponse à la question que je lui ai posée, suivie de quelques extraits issus de ce rendez-vous :
Mr Renaud,
tout d’abord merci pour votre belle revue de résistance conservatrice!
Dans quelle mesure la renaissance religieuse qui selon vous se prépare - je le crois moi aussi - est-elle capable de résister à la dévolution générale ?
« Nous essayons de construire une arche franco-britannique, héritière du vieil esprit européen, fille pieuse de Jérusalem, une arche romaine et américaine, chrétienne et monarchique, pour la pérennité du monde et la sauvegarde de ce qui fait sa beauté. Cela n’empêchera pas la dévolution générale et l’âge sombre qui vient à grands pas. Mais il y aura face au désastre un lieu de résistance temporel, un témoignage, une réponse victorieuse à l’islamisme, grâce à ce qui sera sans doute le dernier Occident. »

« Toutes les sociétés sont imparfaites. Un des principes d’une politique sagement conservatrice est que l’on ne peut établir le paradis sur terre. »
« Le défaut de la société moderne n’est pas d’être imparfaite, mais de ne plus être une société, d’être une « dissociété », comme dit Marcel de Corte. En un sens, il n’y a de société que traditionnelle. La société moderne n’existe pas. »
« À tout prendre, les « barbares » d’Amérique sont ce que nous avons de mieux. Je ne parle pas seulement de leur relative supériorité technologique, mais d’une supériorité morale sur une vieille Europe édentée et hypocrite, qui dissimule mal son ressentiment et sa pusillanimité sous le manteau de l’idéalisme. Affaiblir l’Amérique, ultime gardien de l’ordre dans le monde moderne, serait aider la révolution et le nihilisme, ce serait frayer un passage, avec la bénédiction des paraplégiques en poste dans les vieilles capitales européennes, aux pirates et aux malfaiteurs. »
« Pourquoi sommes-nous si nombreux à être terrorisés par la liberté et la responsabilité? PARCE QUE NOUS SOMMES SEULS! Selon Russell Kirk, le célèbre penseur politique américain, le choix véritable ne se situe nullement entre le capitalisme et le socialisme, mais entre une société traditionnelle, c’est-à-dire une société cimentée et vivifiée par un héritage religieux, moral et politique, et un collectivisme voulant instaurer une solidarité «gratuite, laïque et obligatoire» sans qu’interviennent l’amour et la vertu de personnes vivantes et incarnées. »
« Je vois l’islamisme comme un effet pervers du sécularisme, la renaissance parodique d’une spiritualité du ressentiment propre à dissiper l’angoisse mystérieuse de l’apostasie, à nous décharger du fardeau du nihilisme. Toujours les terreurs naissent d’un optimisme niais, d’un « libéralisme ». Voilà pourquoi Montréal est à la fois le centre de l’idéologie pacifiste en Amérique du Nord et le sanctuaire du terrorisme islamiste. Le faux sublime pacifiste n’engendre jamais que l’infamie: qui veut faire l’ange fait la bête. »
Mr Renaud,
tout d’abord merci pour votre belle revue de résistance conservatrice!
Dans quelle mesure la renaissance religieuse qui selon vous se prépare - je le crois moi aussi - est-elle capable de résister à la dévolution générale ?
« Nous essayons de construire une arche franco-britannique, héritière du vieil esprit européen, fille pieuse de Jérusalem, une arche romaine et américaine, chrétienne et monarchique, pour la pérennité du monde et la sauvegarde de ce qui fait sa beauté. Cela n’empêchera pas la dévolution générale et l’âge sombre qui vient à grands pas. Mais il y aura face au désastre un lieu de résistance temporel, un témoignage, une réponse victorieuse à l’islamisme, grâce à ce qui sera sans doute le dernier Occident. »

« Toutes les sociétés sont imparfaites. Un des principes d’une politique sagement conservatrice est que l’on ne peut établir le paradis sur terre. »
« Le défaut de la société moderne n’est pas d’être imparfaite, mais de ne plus être une société, d’être une « dissociété », comme dit Marcel de Corte. En un sens, il n’y a de société que traditionnelle. La société moderne n’existe pas. »
« À tout prendre, les « barbares » d’Amérique sont ce que nous avons de mieux. Je ne parle pas seulement de leur relative supériorité technologique, mais d’une supériorité morale sur une vieille Europe édentée et hypocrite, qui dissimule mal son ressentiment et sa pusillanimité sous le manteau de l’idéalisme. Affaiblir l’Amérique, ultime gardien de l’ordre dans le monde moderne, serait aider la révolution et le nihilisme, ce serait frayer un passage, avec la bénédiction des paraplégiques en poste dans les vieilles capitales européennes, aux pirates et aux malfaiteurs. »
« Pourquoi sommes-nous si nombreux à être terrorisés par la liberté et la responsabilité? PARCE QUE NOUS SOMMES SEULS! Selon Russell Kirk, le célèbre penseur politique américain, le choix véritable ne se situe nullement entre le capitalisme et le socialisme, mais entre une société traditionnelle, c’est-à-dire une société cimentée et vivifiée par un héritage religieux, moral et politique, et un collectivisme voulant instaurer une solidarité «gratuite, laïque et obligatoire» sans qu’interviennent l’amour et la vertu de personnes vivantes et incarnées. »
« Je vois l’islamisme comme un effet pervers du sécularisme, la renaissance parodique d’une spiritualité du ressentiment propre à dissiper l’angoisse mystérieuse de l’apostasie, à nous décharger du fardeau du nihilisme. Toujours les terreurs naissent d’un optimisme niais, d’un « libéralisme ». Voilà pourquoi Montréal est à la fois le centre de l’idéologie pacifiste en Amérique du Nord et le sanctuaire du terrorisme islamiste. Le faux sublime pacifiste n’engendre jamais que l’infamie: qui veut faire l’ange fait la bête. »
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