Culture de la mort


"geste ou omission du geste qui provoque délibérément la mort du malade qui souffre de façon insupportable ou vit une dégradation insoutenable".
Comme vous le savez sans doute, les Pays-Bas puis la Belgique ont mis à disposition des médecins des kits d’euthanasie en officine.
En France, les parlementaires sont plus timides. La nouvelle loi sur la fin de vie adoptée le 12 avril 2005 permet plusieurs avancées : pouvoir administrer des traitements anti-douleurs efficaces en fin de vie, même s’il en résulte une mort plus rapide et la possibilité pour toute personne en phase terminale de décider de limiter ou d’arrêter les traitements. Pour l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), ce texte est insuffisant et ne permet pas d’aller au-delà du « laisser mourir ».
Source : La libre Belgique du 15 avril 2005.
Remarquez l’abstraction de cette tournure revendicative qui perdrait son pouvoir hypnotique en désignant la chose par son nom. Allez au-delà du « laisser mourir », autrement dit, donner la mort.
Rassurez-vous, il y a pire ( traduction du « présent post-moderne » : allons de l’avant ). Le conseillé de Multipharma, sous couvert d’un discours humaniste pour la dignité devant la mort, nous livre courageusement sa perfidie en kit, son saint graal de l’obscurantisme révolu qui exhortait insidieusement les anciens à s’accrocher à la vie :
«Certains patients sont dans une situation inacceptable: on ne peut pas les faire attendre parce qu'ils ont choisi de mourir à domicile et pas à l'hôpital. Les aider: c'est cela le plus important. Nous avons voulu mettre les moyens ad hoc à disposition des prestataires de soins».
C’est incroyable, il justifie même les commodités éventuelles passant outre le choix de la personne.
Dans un esprit de cohérence mortifère, ce genre de personne ne remettrait certainement pas en cause la pratique de l’avortement, prétextant le droit des femmes à disposer de leur corps. Or des découvertes scientifiques attestent que l’enfant à naître est un être distinct dès le départ. Quant à ceux qui estiment que nous commençons notre vie humaine seulement au moment de la naissance, qu’ils m’expliquent comment un enfant peut encore être vivant et parfois même pleurer après avoir été extirpé du ventre de sa mère. Je n’invente rien, une enquête effectuée au Royaume-Uni a révélée une quarantaine de cas similaires chaque année lors de grossesses interrompues entre 18 et 20 semaines.
Bienvenue dans l’anti-monde. Prions ensemble le Saigneur tout puissant et son fils Jé-suce Lamachine, pour LE Siècle des siècles. Amène.
L’avortement ne devrait être applicable que dans des situations extrêmes, suite à un viol ou tout autre fait occasionnant un trouble psychologique grave. S’il s’avère que la mère n’est pas en mesure d’élever l’enfant qu’elle porte en elle, l’adoption est une voie qu’il faut envisager sérieusement. Comment éviter le sacrifice d’une vie ? Voilà la question première qui pourrait peut-être même contribuer au soulagement de ces femmes en grande souffrance.
En guise de conclusion, voici un extrait de perso.infonie.be :
« Elle ( notre société ) brûle son passé en rendant impossible, faute d'hommes qui le recueilleraient, la transmission-tradition de son patrimoine. Elle brûle son avenir en refusant de le peupler et en le sacrifiant totalement au présent.
Les individus caractéristiques de cette société brisent les solidarités naturelles, synchroniques (entre individus ou sociétés contemporains) et diachroniques (entre individus ou sociétés reliés par des générations), au motif qu'ils n'ont à répondre que devant eux-mêmes de leur propre vie et de leur propre mort. Ils se donnent donc des institutions et des "droits" accordés à l'affirmation de ce qu'ils considèrent comme l'expression souveraine de leur liberté: donner et même se donner la mort. »
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