mardi, mai 23, 2006

Les français sont des veaux


Certains spécialistes affirment pompeusement que l’année qui nous sépare des élections en 2007 sera caractérisée par un grand vide politique. Certes, les crises se succèdent de reculades en pourrissements et nous donnent l’impression que rien ne bousculera sérieusement les pronostiques se focalisant sur le trio gagnant "Sarkozy, Royal, Le Pen". Il serait donc préférable d’avancer l’échéance pour réduire les chances du troisième larron, se gardent-ils bien de dire, prétextant la décrédibilisation de nos "dirigeants", bien réelle il est vrai.
Seulement voilà, les plus lucides savent bien que cette situation catastrophique ouvre grand l’éventail des scénarios, jusqu’aux plus délirants. Ils décident sciemment qu’il vaut mieux concentrer notre attention sur l’hilarante et pathétique danse de Saint Guy "politique".
Je suis loin d’être un fin politologue mais je sais ce qu’il advient quand la mer se retire trop loin et trop vite, ou quand les veaux sont alignés devant l’abattoir.
Un bel exemple de politique-fiction était publié par "Conscience Politique" en novembre 2005 :


Prévisions 2006-2008 ( vie politique)


Mai 2006 : Fin « officielle « des violences urbaines ». Bilan : 30 morts, 500 000 véhicules, 40 écoles et 10 églises brûlées. Une sorte de « Paix des braves » est signée à l’Elysée. Elle comporte des accords secrets restreignants encore plus les interventions policières.


Octobre : Les hommes politiques partent en campagne électorale pour les présidentielles et essayent de rassembler les 500 fameuses signatures. Les parrainages sont rendus publics sur tous les médias.


Novembre : Le nouveau premier ministre Nicolas Sarkozy annonce comme une grande avancée la participation des étrangers à tous les scrutins , présidentiels inclus.


Janvier 2007 : Le candidat naturel du FN, JMLP annonce qu’il abandonne la compétition, faute des précieuses signatures.


Février : Victime d’une longue campagne de dénigrement, Nicolas Sarkozy voyant sa cote s’effondrer dans les sondages, jette l’éponge.


Mars : Le Président en exercice annonce à la télévision qu’il postulera pour un 3ème mandat. Il estime être le seul à être en mesure de défendre vraiment une France plurielle, ouverte, généreuse et multiethnique. Il promet qu’il réduira enfin la fameuse « fracture raciale ».


Avril : Les sondages étant très mauvais pour lui, les médias ne les publient plus.


Mai : A la surprise générale, c’est de Villiers qui arrive en tête au premier tour avec 44% des suffrages. Chirac n’obtient que 14%.


Juin : Retournement de situation selon un processus connu. Chirac est réélu avec 50,5% grâce à l’appui de tous les partis de gauche et surtout des votes blacks et beurs...


Septembre : C’est déjà la fin de l’état de grâce. Nouvelle explosion des banlieues. Celle de 2005/2006 n’avait été qu’un tour de chauffe pour tester le pouvoir. Maintenant, les armes sortent des caves. Les attentats et les explosions se multiplient dans les lieux publics. Le Président dont les appels au calme ne sont plus entendus, envoie l’armée qui se révèle vite peu fiable.


Décembre : L’affaire est portée devant l’ONU qui décrète une intervention des forces de l’OTAN pour prévenir une guerre civile.


Janvier 2008 : Les premières troupes, composées d’éléments américains, turcs et égyptiens débarquent à Roissy Charles de Gaulle et et se positionnent comme force d’interposition autour des « quartiers ».


Février : Un premier bilan des émeutes s’établit à plusieurs milliers de morts parmi la population civile. Les dégâts matériels se chiffrent en millions d’euros. Sous la pression d’Ankara et de Washington, l’Elysée accorde une totale autonomie territoriale à la Seine Saint Denis qui se calme immédiatement. Ce « Territoire islamique autonome de la République » est géré par un président qui instaure immédiatement la loi islamique et la charia. Des colonnes de réfugiés gaulois quittent les lieux pour aller, munis d’une simple valise, se réfugier dans leur familles, ailleurs en France. Les médias se déchaînent contre eux en les traitant de « racistes rebelles au métissage ».


Mars : c’est au tour du 92, des quartiers nord de Marseille, de Vénissieux , Vaux en Velin de réclamer leur indépendance. Le 93 ayant montré l’exemple, un à un, les territoires basculent. La Corse, le Pays Basque et la Bretagne profitent de l’aubaine pour s’affranchir du pouvoir central.


Avril : Ayant cédé sur toute la ligne et démantelé le pays, le Président croit s’en tirer à bon compte. Mais il n’en est rien. La violence se transporte au coeur des villes et jusqu’à la porte de l’Elysée. Les rezzous, les pillages, les attentats se multiplient. Ce qui amènent les « gaulois » à se rebeller et à prendre eux aussi les armes.


Mai : Première apparition dans les rues d’une milice d’extrème droite dite « Ligue des patriotes » qui réussit à rosser une bande de casseurs des quartiers qui dévalisait le centre commercial des 4 Temps. Cette « embellie » sera de très courte durée. Des milices gauchistes appelées « Groupes de vigilance citoyenne anti-raciste » apparaissent puissamment armées pour s’opposer à ces conduites « ignobles ». C’est le début de la guerre civile. Les gaulois se battent entre eux sous le regard narquois des djeuns qui n’ont plus qu’à compter les points sous la protection de l’armée et de l’OTAN. On devine qui va tirer les marrons du feu...


CC.Rider

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

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»

juillet 21, 2006  

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