lundi, juin 19, 2006

"J'en ris"

Photo : La Cigale, Paris, le 10/09/05

Alexandre Del Valle répond à ses détracteurs

Propos recueillis par David Reinharc et Serge Lukasiewicz (1) pour le Jerusalem Post
Alexandre Del Valle est un personnage controversé, en particulier pour ses écrits sur l'islamisation de l'Occident. En plus d'être géopolitologue, il est fondateur, avec Rachid Kaci (2), de la Droite libre, cette branche de l'UMP dont le slogan est "une droite décomplexée pour une France forte".



- Vous êtes un des géopolitologues les plus attaqués qui soient. Qu'est-ce qui motive, selon vous, le harcèlement dont vous êtes l'objet ?

- Je pense, sans orgueil aucun, que mes écrits, sérieux et documentés, dérangent des milieux divers fort puissants, parfois contradictoires. Or, comme je suis un chercheur engagé et libre à la fois, je suis capable de chercher et de frapper dans plusieurs directions et de décevoir tous les manichéens qui veulent ranger les gens dans les cases.
J'ai un nombre d'ennemis incroyable ! Ces ennemis, - déclarés ou pas : pro-islamistes et/ou proarabes de gauche, d'extrême gauche et d'extrême droite antisioniste, de milieux diplomatiques ou politiquement corrects pro-islamistes -, ne peuvent pas prouver que j'ai tort ou que je noircis le triste tableau de la vulnérabilité de l'Occident face à l'offensive islamiste radicale et terroriste.
Alors ils n'ont d'autres solutions que de me faire passer pour un dangereux manipulateur, extrémiste ou au passé sulfureux ou aux prétendues amitiés troubles.
Mais l'important est que ma conscience est tranquille. Mes écrits font foi :
aucune haine, aucune profession de foi contraire à l'humanisme qui m'est cher, et aucune déformation des faits. On ne me pardonne pas notamment d'être passé d'une famille politique de départ gaulliste, antiaméricaine et souverainiste à un positionnement libéral proaméricain - mais capable de critiquer les erreurs des Etats-Unis - et pro-israélien.
On refuse de croire qu'un chercheur puisse être à la fois membre d'un parti politique - l'UMP de Nicolas Sarkozy - et indépendant. On me reproche aussi d'avoir comme maîtres ou amis des gens inclassables et libres comme Bat Yé'Or, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, ou Pierre-Marie Gallois, les premiers qui, en Europe, ont tiré il y a vingt ans la sonnette d'alarme et analysé la menace du totalitarisme islamiste à l'assaut de l'Occident.
On ne me pardonne pas de critiquer l'islamisme non pas comme certains islamophobes en rejetant tout dans l'Islam, mais au contraire en proposant une alternative libérale et progressiste pour le monde arabo-musulman incarné par des musulmans anti-intégristes comme le grand intellectuel tunisien Mezri Haddad, le franco-algérien Rachid Kaci avec qui j'ai créé la Droite libre à l'UMP, l'ancien ministre du Chah Houchang Nahavandi, l'opposant iranien Kaveh Mohsseini, et tant d'autres musulmans qui dénoncent comme Abdelwahhab Medeb, Souheib Bencheikh ou Mohamed Charfi, "la maladie de l'Islam".
Enfin, on ne m'a pas pardonné d'avoir été un peu "trop" médiatisé après les attentats du 11 septembre et d'avoir dans Le Figaro et sur les écrans et radios dénoncé le nouveau Munich occidental et européen face au fascisme islamiste, puis le phénomène de dhimmitude qui frappe progressivement les pays déclinant d'Europe - psychologiquement et démographiquement -, qui s'enfoncent toujours plus dans le syndrome que Bat Yé'Or a nommé Eurabia.
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Bat Yé'Or :


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