mardi, juin 13, 2006

Soral : « je ne suis dangereux que pour moi-même »


J’ai écouté très attentivement son analyse (sur RocKIK le 08/06/06) trônant fièrement sur un socle de faits agglomérés, entendez par là des copeaux de vérités qu’il lui faut assembler à la vitesse de 300 mots par minute avant qu’elles ne soient figées par la soraline, une colle intelligente à prise rapide, toujours plus rapide qu’il ne contrôle plus. C’est donc au prix d’une étonnante habilité à maquiller les vides laissés par un nombre croissant de pièces manquantes, car plus difficiles à saisir, que l’œuvre pop de "l’artiste" prend sa forme prédéterminée et destinée à recevoir la belle et sympathique posture du gigolo penseur. Je n’ai pas envie d’être tendre avec lui, et passer outre sa non retenue constante, grossière et obsessionnelle, il ne s’agit pas là d’un style, alors que le moindre débordement un peu cru de Dantec devrait nous offusquer, voir le discréditer !

« Quelle est la main qui a jeté la pierre ?! » nous demande-t-il d’identifier, berné par la diversion anti-américanosioniste. Comme si l’urgence en 39 aurait était d’analyser ce qui permit l’émergence du nazisme.
« Quelle est la main qui a jeté la pierre ? » nous demande-t-il d’identifier, hanté par les propensions guerrières et malveillantes d’un impérialisme ayant programmé dans les années 70, par besoin, la fabrication d’un ennemi soit disant faible et sporadique et qui succèderait à l’Union soviétique. Fallait-il succomber aux charmes de l’expansionnisme communiste ? Ce dragueur expérimenté, dont la virilité se mesure en nombre de trophées, 700, voudrait même nous faire croire que l’armée rouge aurait boudé l’Europe occidentale sans le débarquement américain. Après tout, seulement 9000 soldats US sont tombés sur les plages de Normandie !

Bref, je préfère vous laisser la contre attaque d’Anne-Marie Declambre :


2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

http://culturalgangbang.blip.tv/file/38226

juin 18, 2006  
Blogger T-excess said...

Je trouve vraiment étrange que ce type insiste autant pour dissocier la littérature de science-fiction (ce terme étant volontairement réducteur pour qualifier les oeuvres de Dantec) et le réel. En tout cas lui a arte, pardon, raté sa vocation de psy à deux balles.
Son analyse géopolitique, quant à elle, est filtrée par l'hypothèse malhonnête d'une Amérique systématiquement malveillante. Car au fond il doit bien savoir que les irakiens ont élus un gouvernement représentatif de leur population composée très majoritairement de chiites.

juin 19, 2006  

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